Climat malsain...


Moi j'ai mon début d'explication sur le fait que le rugby ressemble de plus en plus au football sur le terrain et même en dehors. C'est facile de faire des reproches aux joueurs et mettre en exergue leur comportement au fil des éditos. Mais vous croyez quoi ? Ces gens sur le terrain ne sont pas tous de petits soldats dociles à qui on peut tout cacher. Ces gens là s'informent, lisent les médias, regardent sur internet. Après il ne faut pas s'étonner que les joueurs ne pensent de plus en plus qu'à leurs gueules !!!

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais l'annonce de Bernard Laporte comme nouvel entraîneur du RCT m'a fait dresser les cheveux sur la tête quand on voit les casseroles que traite ce truculent personnage. Je voulais juste me remémorer ses faits d'armes en pianotant sur le web et de liens en liens j'ai découvert plein d'autres trucs sympathiques sur d'autres affaires qui mêlent d'autres personnalités, très en vu, dans ce sport. Ouaih, je fais ma balance parceque ces mêmes personnages nous saoulent d'exemplarité sur le terrain et de valeurs du rugby mais font l'inverse. Ce satané "Faites ce que dis mais pas ce que je fais".

Voici un petit florilège de casseroles trouvées sur le net :

BERNARD LAPORTE (consultant média, ancien ministre et entraineur du RCT)

Affaire du casino de Gujan Mestras : Des policiers ont perquisitionné des bureaux du ministère de l'Intérieur à la recherche de 3 dossiers concernant 3 casinos du sud-ouest de la France. La propriétaire de l'un d'entre eux, basé à Gujan-Mestras (Gironde) a déposé plainte en mars 2007. Frédérique Ruggieri, propriétaire du casino de Gujan-Mestras (Gironde), accuse Bernard Laporte d’avoir fait pression sur elle pour obtenir des parts dans son établissement. Elle s’était vue refuser une autorisation d’exploitation de machines à sous, l’entraîneur du XV lui aurait proposé d’intercéder en sa faveur auprès d’un ami (un certain Nicolas Sarkozy) pour l’obtenir en échange de 10% de la société. Une première plainte a été déposée le 23 mars 2007 au parquet de Paris. Sans succès. Mais une autre plainte devrait suivre.

L'affaire des maillots de l'équipe de France : Bernard Laporte a commercialisés sur son site Internet en passant outre l'interdiction de sa fédération. Tout commence avec la mise en vente, sur le propre site Internet du sélectionneur (www.bernardlaporte.com), de 10.000 maillots de l'équipe de France dédicacés de sa vénérable main, au prix exorbitant de 146 euros pièce, frais de port compris, alors que ces mêmes maillots officiels du XV de France, non dédicacés par le sélectionneur, sont vendus dans le commerce au prix de 75 euros. Accusé de trop s'engraisser sur le dos du XV de France, Bernard Laporte se défend publiquement, indiquant qu' " une partie des bénéfices de cette opération commerciale sera reversée à sa fondation". Serge Benaïm, l'agent de Laporte, indique dans la foulée que cette association est " Greffe de vie ", que parraine Bernard Laporte depuis plusieurs années. En vendant des maillots sur son site, il viole la charte signée en début d'année avec la Fédération française de rugby (FFR), qui interdit à tous les joueurs et à tout le staff d'utiliser l'image du XV de France pour commercialiser des produits en leur nom. L'agent de Bernard Laporte, Serge Benaïm, affirme alors avoir obtenu un "accord verbal" de la Fédération française de rugby pour monter l'opération. Mais la FFR, dont l'accord est indispensable pour un tel projet, dément formellement.
Affaire de la chaîne de restaurant Olé Bodega : Bernard Laporte est associé dans une chaîne de restaurant (Olé Bodega) sur laquelle la Direction nationale d’enquêtes fiscales (DNEF) a rendu un rapport en mars 2007. Parmi les très nombreuses irrégularités constatées, on peut citer une double comptabilité (le chiffre d’affaires déclaré était minoré), du travail au noir, des fausses factures, des prélèvements en espèces directement dans la caisse, etc. L’affaire a été transmise à la Direction nationale des vérifications de situations fiscales.

Les législatives du Teich : S’étant vu refuser par la municipalité du Teich (Gironde) un permis de construire pour un projet immobilier mené avec un promoteur, Didier Demonchy, Bernard Laporte et son associé auraient fait circuler entre les deux tours des dernières législatives, où le maire du Teich était candidat, un tract le visant directement. Idée d’autant moins fine que Laporte se trouve être un supporter éminent de son opposante UMP. François Deluga, maire PS du Teich, a déposé une plainte le 14 juin dernier pour infraction au code électoral.

Les « rêveries du Lac » à Romans-sur-Isère : Un an après avoir installé un complexe résidentiel près de Valence (Drôme), la société Génération LTB (avec un L, comme Laporte), spécialisée dans le tourisme de luxe, a été placée en liquidation judiciaire. L’ampleur du déficit estimé par le liquidateur a par ailleurs été jugé telle que l’activité a été suspendue, laissant 2,7 millions d’impayés, notamment auprès d’une soixantaine de propriétaires. LTB, société dont Laporte est actionnaire, est soupçonnée d'avoir reçu plus d'un million d'euros de la part d'un constructeur ayant abandonné en cours de construction deux immeubles dans la station de ski de Super Besse (Puy-de-Dôme).

Une soixantaine de personnes ayant acquis des appartements auprès de la société civile immobilière (SCI) «Les Hauts du Sancy» se sont retournés contre elle, le premier immeuble ayant été livré «dans un état pitoyable», alors que la construction du second, débutée en 2006, est à l'arrêt faute de fonds. Les acquéreurs se sont rendu compte que la SCI était exsangue, après avoir notamment versé sans contrepartie plus d'un million d'euros à LTB, une société chargée d'organiser la location des appartements pendant neuf ans, dans le cadre d'une défiscalisation. Détenu par Bernard Laporte et ses deux associés, Jean-Pierre Brunel et Martin Trigano, LTB a depuis été placée en liquidation judiciaire.

PHILIPPE SAINT-ANDRE (entraineur de l'Equipe de France)
Philippe Saint-André pourrait être impliquée dans une affaire de fraude fiscale. Son nom apparaît sur plusieurs factures payées sur des comptes off-shore. Philippe Saint-André, en tant qu'entraîneur-manageur, aurait bénéficié, au même titre que de nombreux joueurs professionnels, de pratiques frauduleuses qui suscitent les interrogations de la justice. La justice française avait été saisie en 2005 par la Fédération française de rugby (futur employeur de PSA) au sujet d'anomalies, voire d'infractions, dans certains transferts de joueurs. Pascal Forni, fils de Raymond Forni, président PS de l'Assemblée nationale de 2000 à 2002 (mort en 2008), serait au coeur du dispositif et soupçonné par la Fédération française de rugby d'exercer illégalement la profession d'agent. Plusieurs clubs auraient crédité des sommes d'argent sur le compte offshore de Kenmore, une société domiciliée aux Iles Vierges britanniques, lors de transferts de joueurs: le Stade Français, Bourgoin-Jallieu, Perpignan, Clermont-Ferrand et Grenoble. Le nom de Philippe Saint-André apparaît sur un fax envoyé par le club anglais de Gloucester, daté du 13 septembre 2002". Philippe Saint-André était alors manageur de Bourgoin.

THIERRY LACROIX (consultant média, représentant Laboratoires Fabre en Australie)
Michel Gourinchas, vice-président cognaçais de la Région Poitou-Charentes ne mâche pas ses mots avec l'ancien rugbyman international à l'origine de l'arrivée du concept «Acadasport» à Cognac, en début d'année. Quelques mois plus tard et après une seule et unique session de formation et de réinsertion pour quinze jeunes en échec scolaire, la Région a décidé de ne pas aller plus loin dans le financement de cette méthode. «Il nous manque un certain nombre de pièces, notamment comptables, explique Michel Gourinchas. En plus depuis quelques mois, l'association "Parlesport" qui porte la méthode "Acadosport" et qui est sous convention avec la Région, n'a plus de président depuis quelques mois.» Ce fameux président qui a démissionné n'est autre que Pascal Lacroix, le frère de Thierry. Les pièces comptables en question pourraient être celles concernant les émoluments perçus par Thierry Lacroix et sa femme par le biais de l'association «Parlesport». Une source proche du dossier parle de plusieurs milliers d'euros par mois. Du coup, après avoir versé 70 000 €, la Région a décidé de couper les ponts avec Thierry Lacroix et les vivres à «Acadosport». A l'origine, la collectivité territoriale avait décidé de subventionner ce concept à hauteur de 276 000 €. «175 000 € pour rémunérer les formateurs et 101 000 € pour payer les stagiaires», avait précisé Michel Gourinchas, le 31 janvier dernier pour l'arrivée d'«Acadosport» à Cognac en présence de Thierry Lacroix. Acadosport ne répond pas.

PHILIPPE SELLA (consultant média et Président de "Sella Communication")
Jean Dionis du Séjour (député du Lot-et-Garonne) a reconnu "un vrai problème de marché noir" mais appelé à "faire attention" considérant que "les prestataires qui achètent des billets et les packagent rentreraient dans le spectre du texte". Il a évoqué le cas d'un prestataire qui, à l'image de son "ami" Philippe Sella (ex-joueur du XV de France), "vend un séjour en Nouvelle-Zélande avec le voyage, un billet pour la Coupe du monde de rugby, de la restauration et du golf et n'a pas demandé l'autorisation à l'IRB" (International Rugby Board)"

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